CSJ. Wood jewellery - Bijouterie à base de bois de cocotier

CSJ-01-M. Large warthog tusk carved with gold and emerald mounted on ebony and coconut wood. Grande défense de phacochère sculptée avec or et émeraude montée sur ébène et bois de cocotier.


Anglais (English). The piece consists of a large, curved warthog upper tusk mounted horizontally on a stepped plinth, the upper level in black ebony and the lower strip in lighter coconut wood. The polished ivory is held at each end by chased gold collars, one enriched on the face with an oval emerald, while the tusk surface remains undecorated, exposing its natural growth lines. The base has beveled edges and a flat underside; no inscription is visible on tusk, metalwork or wood. Conceived as a free‑standing table ornament, it is designed to be viewed in the round; condition appears very good, with light abrasions to the mounts and small natural fissures in the ivory. The animals carved are a crocodile, a hippopotamus, and a rhinoceros. The work belongs to the late twentieth‑century production of urban sculpture workshops in Koumassi, Abidjan, which combine tropical hardwoods, ivory and precious metals for elite and export clients. Commissioned by the author in 1988, it seems to be the unique example pairing warthog ivory with gold, emerald, ebony and coconut wood in a single sculptural ensemble.


Français (French). L’ensemble se compose d’une grande défense de phacochère, courbée, montée horizontalement sur un piètement à deux niveaux, le plan supérieur en ébène noir et le bandeau inférieur en bois de cocotier plus clair. L’ivoire poli est maintenu à chaque extrémité par des bagues en or ciselé, dont l’une ornée sur la face externe d’une émeraude ovale, tandis que la surface de la défense reste nue et met en valeur les lignes naturelles de croissance. Le socle, à arêtes chanfreinées et fond plat, ne porte aucune inscription visible, pas plus que l’ivoire ou la monture métallique. L’état de conservation est bon. Les animaux sculptés sont un crocodile, un hippopotame et un rhinocéros. L’attribution renvoie aux ateliers urbains de sculpture de Koumassi, à Abidjan, actifs à la fin du XXe siècle et spécialisés dans l’association de bois tropicaux, d’ivoire et de métaux précieux pour une clientèle locale aisée et d’exportation. Commandée en 1988, cette monture semble constituer un exemple rare où une défense de phacochère est mise en valeur par une combinaison d’or, d’émeraude, d’ébène et de bois de cocotier.